Chère lectrice, cher lecteur,
Vous connaissez ce livre de Jean Palaiseul, « Nos grands-mères savaient ». Quel titre génial !
Parce que c’est rigoureusement exact, il n’y a pas si longtemps, en France…
On savait !!!
Sur les tables en bois des cuisines, on posait l’angélique, la mauve, la matricaire, le sureau, la verveine, la bardane, et tant d’autres…
Pour préparer les remèdes de toujours :
- Comme le « Baume des celtes», utilisé pendant des siècles contre les douleurs articulaires ET musculaires. Il a soigné des centaines de milliers de nos ancêtres.
Bravo ! La science d’aujourd’hui a compris que c’est l’allantoïne, une puissante molécule anti-inflammatoire contenue dans ce remède qui permet d’« éteindre » le feu articulaire.
- Comme le Macérat d’Or des Druides, mélange d’huile et d’une plante orange bourrée de triterpènes, pour limiter l’inflammation responsable de nombreux problèmes de peau.
- Comme la « cure des Normands » contre les douleurs lombaires ou le « Trésor des Rois de France », pour soulager l’arthrose.
Autrefois, en France, les guérisseurs foisonnaient dans les villages, les ramasseurs de plantes essaimaient les forêts, les champs, les clairières.
On savait que la margosse pouvait diminuer l’obésité, que l’hamamélis faisait des merveilles contre les varices ou que la belladone – bien utilisée – était un puissant antidouleur.
On savait parce qu’on avait reçu cette connaissance en héritage. Des celtes, des druides, des gaulois, des Burgondes, des médecins de la cour de France, de ceux des monastères et des abbayes.
Oui, nous les Français, nous étions un peuple de guérisseurs.
Au fil des siècles, nos ancêtres ont développé une pharmacopée INCROYABLE !!
Des remèdes qui ont passé l’épreuve du temps et de la pratique :
« L’aubier de tilleur ? A mettre dans une tisane contre les calculs biliaires.
« Lierre, paliure et huile d’olive ? Dans une préparation contre la cellulite. »
Pour améliorer la concentration, la mémoire et la qualité du sommeil, on préparait le Bouillon « Cactus ».
En Provence, on cuisinait un bouillon contre le cholestérol ;
Il y avait aussi le miracle d’Alsace, le remède venu du ciel, ou encore le secret de l’enfant médecin…
Ce savoir-faire ancien s’est perfectionné pendant des millénaires.
Jusqu’à ce qu’il…disparaisse.
Victime d’une « petite nouvelle » apparue il y a cent ans à peine…la chimie.
… Elle a rapidement colonisé l’industrie du médicament et interdit la transmission de notre héritage millénaire (rappelez-vous, la dernière école d’herboristerie a été fermée sous Vichy).
Depuis, on nous fait croire partout qu’il n’y a jamais eu médecine plus efficace que celle du tout-chimique.
Que c’est la seule voie pour la guérison.
Et il faut reconnaître que ça a marché. A force d’avoir ridiculisé, dénigré, calomnié le monde des guérisseurs traditionnels, la médecine chimique a imposé son monopole du soin.
C’est exactement l’inverse de ce que faisait la médecine de toujours.
Car elle laissait le loisir à chacun de s’initier à ses connaissances puis de parcourir tranquillement la Nature à la recherche des herbes, plantes, racines, fruits et légumes utiles à la préparation de son remède.
De nos jours, pour espérer se soigner, il faut d’abord se rendre chez son médecin, obtenir une ordonnance, puis aller récupérer dans une pharmacie ses pilules chimiques produites à la chaîne par un système industrialisé sur lequel nous n’avons plus aucun contrôle et dont nous dépendons complètement… !
Pas la peine ici d’énumérer les scandales récents pour arriver à cette conclusion : je crois que cette situation de dépendance a montré toutes ses limites, et qu’il est temps de mettre fin à cette amnésie collective !
Redevenons un peuple de guérisseurs !
Redécouvrons ce que nos ancêtres – qu’ils aient été druides, médecin des rois, savoyards, picards, gascons, moines de nos abbayes, guérisseurs de villages, herboristes, ramasseurs de plantes et que sais-je encore, avaient à portée de main pour se soigner…avec des succès fabuleux !!!
Évidemment, certains se demanderont si c’est seulement possible ?
Est-ce un pari fou ?
Personnellement non seulement je le crois, mais j’en fais le pari : ce n’est PAS l’intelligence artificielle qui nous rendra meilleurs, plus libres ou en meilleure santé.
C’est notre capacité à réactivé un lien avec nous-même, avec ce guérisseur intérieur qui est en nous.
Et il ne faut pas chercher midi à quatorze heures pour reprendre ce chemin ! C’est en réalité beaucoup plus simple qu’on imagine, comme l’écrivait le Dr. Gérard Debuigne au sujet des tisanes :
« La tisane n’est pas un quelconque médicament donné rapidement et absorbé encore plus vite… Elle contient dans sa lente et confiante dégustation l’espoir même de la guérison. Elle est le symbole du confort, de l’affection et de la sollicitude qui unissent tendrement les membres d’une même cellule familiale. »
« Par leurs préparations soigneuses et attentives, les recettes à base de plantes ne renferment-elles pas, déjà, un facteur sentimental de guérison ? Un comprimé présenté hâtivement au malade avec une gorgée d’eau n’a certainement pas le même effet psychique ».
À la chimie propre de la plante, le docteur Debuigne ajoutait une autre dimension, humaine : l’attention, la générosité de celui qui prépare la tisane, et la gratitude du malade qui la boit.
Ainsi une « simple tisane » devient un système entier qui unit les hommes entre eux, mais aussi au monde, à la nature et à la vie.
Voilà, il me semble, où se situe la vraie victoire de la santé naturelle, ce qui justifie POURQUOI elle sera toujours mieux intégrée dans les protocoles de soin du futur : elle rappelle au soignant le sens étymologique du mot grec « thérapeute » : le « serviteur, celui qui prend soin de l’autre ».
Celui qui, comme le disait déjà Hippocrate, ne doit rien faire qui nuise. Mais qui éveille le patient aux équilibres naturels, à la nutrition, au développement personnel, à ses forces d’auto-guérison.
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