Chère lectrice, cher lecteur,

En étudiant les statistiques officielles sur Alzheimer, j’ai observé qu’après le cap des 65 ans, il y avait une « chance » sur quatre de développer la maladie.

Ce seuil des 65 ans m’a frappé parce que ce je me suis souvenu d’une autre étude, portant cette fois sur la surconsommation de médicaments chimiques.

Les plus de 65 ans consomment, accrochez-vous bien à votre chaise, de 7 à 14 médicaments en moyenne…PAR JOUR1  !

Vous voyez peut-être où je veux en venir…

Y aurait-il « par hasard » un lien entre les deux phénomènes : la prise de médicaments, et le risque d’Alzheimer ?

Réponse sans surprise…

Sans surprise, la réponse est « Oui » !

Surmédication et troubles cognitifs sont intimement associés par de très nombreuses études, et si vous êtes concerné par la prise fréquente de médicaments, c’est probablement là un des premiers éléments à ré-évaluer en urgence avec votre médecin.

D’ailleurs, il n’y a rien de très surprenant à ce que les « seniors » soient moins épargnés par les effets secondaires des médicaments chimiques : leur organisme met davantage de temps à les éliminer en raison du ralentissement général de leur métabolisme, et il y a donc un risque évident d’accumulation des molécules absorbées.

Les automédications peuvent se rajouter et avoir des effets graves comme l’utilisation de plusieurs médicaments de la même classe, avec le risque de surdosage.

Il peut aussi y avoir des contre-indications entre les médicaments prescrits et ceux pris en automédication

Bref, pour le dire simplement, personne ne maîtrise la portée réelle des interactions chimiques multiples qui se jouent dans l’organisme de patients qui, tous les jours, consomment des médicaments comme s’il s’agissait de petits pois.

Médicaments les plus dangereux pour le cerveau

Parmi les médicaments qui aggravent LE PLUS le risque d’avoir la maladie d’Alzheimer, on trouve notamment :

Les médicaments contre l’anxiété ou l’insomnie

On les connaît sous le nom de « benzodiazépines » (Tranxene, Xanax, Valium, Stilnox, etc) ; chaque année, en France, 16.000 à 31.000 cas d’Alzheimer seraient ainsi attribuables à ces traitements par benzodiazépines !

Concernant les anxiolytiques, une étude du British Medical Journal a montré qu’une consommation de ces médicaments pendant plus de 3 mois augmentait de 51% le risque de développer une maladie d’Alzheimer chez les plus de 66 ans.2  Après 6 mois, il bondit à 80 %3.

Et quelle est la durée moyenne de traitement des 7 millions de Français qui les utilisent ?

7 mois…

D’où l’intérêt, en dehors des cas d’urgence, de privilégier des approches naturelles contre l’insomnie (mélatonine, 5-htp, magnésium et bien sûr de nombreuses tisanes : valériane, tilleul,griffonia, etc.) et l’anxiété (passiflore, éleuthérocoque, rhodiole, etc. )

Les médicaments à effet « anticholinergique » 

Autre grande classe de médicaments impliquée dans la maladie d’Alzheimer, ce sont ceux qui ont un effet « anticholinergique »4 .

Leur problème est qu’ils traversent les catégories. En France, plus de 300 médicaments sont anticholinergiques : on en trouve notamment dans des antidépresseurs, somnifères et anxiolytiques, dans les antihistaminiques en vente libre (contre l’asthme ou les rhinites allergiques) les antitussifs ou encore dans les médicaments pour traiter les incontinences urinaires.  

Résultat un Français sur trois en consommerait régulièrement !

Or ces médicaments ont pour but d’empêcher l’action de l’acétylcholine, un neurotransmetteur dont le manque est justement un des symptômes majeurs de la maladie d’Alzheimer.

Dans ces conditions, il n’y a rien de surprenant à ce que les anticholinergiques puissent être associés à la maladie d’Alzheimer.
 
C’est d’ailleurs ce qu’a prouvé une étude publiée en mars 2015 dans le JAMA Internal Medicine, sur 3 434 participants de plus de 65 ans5  qui ont été suivis durant plus de 7 ans.

Résultat : plus les participants ont pris des médicaments anticholinergiques, plus ils ont développé des risques de démence type Alzheimer :

–    Au-delà de 3 mois de prise de ces médicaments, le risque d’Alzheimer était augmenté de 19 % ;

–    Et après 3 ans, le risque montait à + 54 % !

Vous pouvez vérifier ici si l’un des médicaments  que vous prenez appartient à cette catégorie.

Si vous l’utilisez en automédication, vous avez intérêt à vous en passer, et s’il vous a été prescrit, n’hésitez pas à demander à votre médecin une alternative qui n’aurait pas d’effet anticholinergique.

Les médicaments contre les brûlures d’estomac

Vous connaissez leur nom : on les appelle les IPP, inhibiteurs de la pompe à protons : Inexium, Mopral, Zoltum, etc.

Ces médicaments es sont prescrits chaque année, en France, à 16 millions de personnes souffrant de problèmes gastriques, de brûlures, ulcères à l’estomac, etc. (dont 8 millions en « initiation de traitement »)6.

Seulement parmi les nombreux effets secondaires qu’ils entraînent, les IPP augmentent d’au moins 44 % le risque d’Alzheimer et de démence !  

Des chercheurs ont publié en février 2016, dans le Journal of the American Medical Association (JAMA) les résultats d’une étude sur 73 000 personnes de plus de 75 ans suivis pendant 7 ans. Ils ont constaté que ceux qui avaient pris des IPP pendant plus de 4 mois avaient un risque de démence augmenté de 44 à 66% ! 7

Vous avez bien lu : 4 MOIS !!! On ne parle pas d’une décennie pour engendrer le désastre, mais à peine plus d’un trimestre.  

Alors même qu’il existe là encore des alternatives naturelles sans effets secondaires pour faire disparaître durablement les brûlures d’estomac8 (racine de réglisse, baie de canneberge, curcumine, lithothamne, huile essentielle de gingembre, de menthe ou de lemongrass, etc.)

Et les statines ?

Si le rapport bénéfice/risque des médicament anticholestérol est aujourd’hui largement mis en question, la responsabilité des statines dans la maladie d’Alzheimer n’a pas été démontrée.

Toutefois…

Comme l’écrit le Dr Vincent Reliquet, fondateur de l’AIMSIB (Association Internationale pour une Médecine Scientifique Indépendante et Bienveillante), notre cerveau « aime le cholestérol ».

C’est d’ailleurs ce même cerveau qui contient le plus de cholestérol que n’importe quel autre organe : il renferme 25 % du cholestérol total présent dans l’organisme…

Ainsi, faire baisser le cholestérol peut altérer les capacités de la plupart des fonctions des membranes cellulaires, que ce soit le transport de nutriments ou la communication entre les organes.  

Par exemple, si les récepteurs aux neurotransmetteurs du cerveau qui nous permettent d’être attentif, de mémoriser, sont moins actifs, les capacités de mémorisation diminuent

…et c’est exactement ce que l’on constate chez nombre de patients sous statines.

Le chercheur du CNRS Michel de Lorgeril cite quant à lui «  deux essais cliniques conduits en double aveugle qui ont montré une diminution des capacités cognitives sous statine par rapport à un placebo. Et cela pour des faibles doses et de courtes périodes. 9

Conclusion du Dr Reliquet : « Tout patient sous statines présentant des troubles mnésiques des manifestations agressives et/ou des insomnies devrait se voir imposer un arrêt de son traitement pendant au moins un trimestre afin de pouvoir juger sereinement de l’effet potentiellement neurotoxique engendré par ces produits ».

Voilà pourquoi il faut toujours préférer des solutions naturelles et sans danger, chaque fois que c’est possible.

Et trouver un médecin/partenaire qui partage lui aussi cette stratégie.

La meilleure pour préserver votre cerveau.

Santé !

Gabriel Combris

PS. Je vous rappelle que nous avons créé avec une équipe d’experts et de chercheurs une série de lettres gratuites entièrement consacrées aux avancées spectaculaires de la médecine naturelle contre la maladie d’Alzheimer. C’est entièrement gratuit, il suffit de s’inscrire ici pour recevoir ces lettres spéciales, qui révèlent qu’un immense espoir est en train d’arriver !