Chère lectrice, cher lecteur,

Terrorisme, mort, pandémie, confinement, chômage, misère…

La violence extrême est à nos portes. Nous le savons. Je le sais. Mais ce matin je voudrais penser à autre chose…

Et vous présenter « l’arbre d’or » :

 

Dans le temple bouddhiste de Gu Guanyin, en Chine, il attire une foule toujours plus nombreuse. Des personnes venues admirer les feuilles jaunes qui tombent à l’automne, et qui métamorphosent le sol en un océan doré.

L’arbre est un gingko.

Une variété bien connue depuis des siècles pour sa capacité, entre autres, de renforcer la mémoire (c’est d’ailleurs l’un des traitements naturels les plus utilisé en Allemagne contre l’insuffisance circulatoire cérébrale et la maladie d’Alzheimer)1.

Mais les hommes et les femmes qui se regroupent autour de l’arbre d’or viennent aussi rechercher…autre chose.

Un vent de force et d’éternité…

Car le gingko est un véritable « fossile vivant » : malgré tous les changements climatiques radicaux qui ont dévasté certaines espèces, lui est resté inchangé pendant plus de 200 millions d’années.

200 millions d’années !!!!!

Alors c’est vrai, l’arbre de la photo n’a « que » 1400 ans mais il est un lien vivant avec l’époque où les DINOSAURES régnaient sur la terre.

Cet arbre est un passeur de vie, qui a résisté à l’adversité la plus absolue, qui se maintient aujourd’hui dans un monde hostile, pollué, urbanisé.

Et qui demain encore sera là.

Je vous l’ai dit, ce n’est pas un hasard si le gingko est utilisé depuis des millénaires pour soigner les hommes. Il porte en lui les principes qui portent la vie, de toute éternité : patience, constance, adaptation.

Et en l’observant je me dis qu’il nous révèle aussi un « remède » efficace devant le chaos du monde : le silence.

Pour comprendre pourquoi, faisons un petit détour par le jeûne alimentaire. En cas de jeûne, l’organisme puise dans ses réserves de glucose, épuisées les premières 24 heures. Alors le métabolisme opère une transformation : les lipides (graisses) sont réquisitionnés puis transformés pour produire des corps cétoniques, qui remplacent les glucides nécessaires au fonctionnement du cerveau.

Il me semble que le bruit fonctionne un peu de la même façon.

Sans bruit, l’homme est fiévreux, perdu. Le bruit le sécurise, devient comme ce glucose dont il est parfois dépendant. Le bruit est un tourbillon qui permet d’éviter de se regarder en face. Mais ce bruit est une « médication illusoire », et le corps comme l’esprit réclament un nettoyage par le silence.

C’est d’ailleurs ce que font les personnes qui méditent et qui savent qu’elles ne peuvent parvenir à lâcher prise que si elles atteignent le vrai silence intérieur. Lorsqu’elles y parviennent, les effets sur la santé sont réels, et démontrés par la science. La méditation :

  • Améliore la résistance au stress.2
  • Est efficace contre la dépression.3
  • Augmente les capacités cognitives à court et moyen terme.4

Et les quelques études qui se sont intéressées aux effets du silence sont elles aussi concluantes :

  • Des chercheurs ont montré que 2 heures de silence par jour stimulaient la régénérescence des cellules de l’hippocampe, responsable de l’apprentissage, de la mémoire et des émotions5.
  • Une étude a montré que 2 minutes de silence suffisent au corps pour libérer la tension liée au stress. Mais les chercheurs précisent qu’il s’agit bien de 2 minutes de silence complet et non d’écoute de musique relaxante6.

Mais je sais aussi que le silence ne suffira pas à nous armer face à l’hiver compliqué qui s’annonce. Aussi, covid oblige, je vous propose maintenant une petite synthèse des meilleures armes naturelles immunostimulatantes.

Tout le monde le sait mais qui le fait ? 80 % des Français ont ENCORE une insuffisance en vitamine D7 !!!

La vitamine D permet la fabrication d’antibiotiques naturels appelés AMP (peptides antimicrobiens). Elle est également indispensable pour que les globules blancs se multiplient et se différencient de façon efficace.

De nombreuses études montrent que la supplémentation en vitamine D (2000 UI/j) améliore notre système immunitaire et réduit les infections hivernales.

L’effet est le même chez les enfants. Une étude sur des écoliers japonais (non vaccinés contre la grippe) recevant soit 1200 UI/j de vitamine D, soit 200 UI/j durant les mois d’hiver a montré une réduction de 64% de l’incidence de la grippe dans le groupe ayant bénéficié de la supplémentation.8

Moins connu : vivez-vous dans un environnement ASSEZ humide ?

Pour essayer de comprendre pourquoi l’épidémie de grippe frappait à un moment particulier plutôt qu’à un autre, les chercheurs se sont intéressés à un autre facteur : l’humidité de l’air9 :

Ils ont constaté, dans leurs modèles statistiques, que les 10 à 20 jours qui précédaient l’apparition de la maladie, étaient marqués par une forte chute de l’humidité de l’air.

« Ces conditions de faible humidité seraient propices à la survie et à la propagation massive du virus3 ».

La raison ?

« Les particules d’eau seraient plus fines quand l’humidité baisse, ce qui permettrait au virus de rester vivant en suspension pendant plus longtemps »10.

Il est également possible de créer chez soi un air plus sain à l’aide d’un humidificateur d’air qui empêchera le développement du virus.

Parmi les autres incontournables :

La vitamine C, bien sûr !

Elle favorise la fabrication de lymphocytes T (soldats d’élite contre un grand nombre d’agents pathogènes). 500mg de vitamine C naturelle le matin et le midi après le repas (donc un gramme au total).

Boire régulièrement

Un des avantages de l’hiver est qu’il libère « l’esprit tisane » et sa créativité sans limite : pour ne citer que quelques classiques : thym, romarin, citron chaud avec du miel, cannelle et gingembre …Plus originale, la Rhodiola Rosea agit comme puissant antifatigue.

Une étude japonaise de 2009 sur le thé vert a montré une forte réduction du nombre de grippes dans un groupe d’adultes prenant des compléments alimentaires de thé vert par rapport à un groupe placebo11.

Pensez aussi aux trésors de la ruche (voir ma lettre détaillée ici), et notamment à la propolis. En prévention, faire une cure de propolis de 1 ou 2 mois, à raison de 800 mg par jour.

Ajoutons que plusieurs études ont montré qu’avec la supplémentation en zinc, les symptômes sont réduits en cas d‘infection(Prendre 15 mg/jour)12 ;

Côté plantes, LA star de l’immunité, c’est l’échinacée, qui à défaut d’avoir JAMAIS été évoquée par nos autorités sanitaires, a pourtant reçu même les félicitations de l’Agence Européenne du Médicament :

« Son efficacité est confirmée par les études cliniques pour l’utilisation à court terme et le traitement des infections aigües du système respiratoire supérieur chez l’adulte et l’adolescent »13/14.

Une étude de 2015 « randomisée en double aveugle », a comparé l’efficacité d’un extrait d’échinacée en boisson chaude à celle d’un médicament antiviral, l’oseltamivir (Tamiflu). En phase précoce, la plante est aussi efficace que le médicament.

L’échinacée agit dès les premiers symptômes (courbatures, piccotements dans la gorge etc.) Prendre une cuillère à café d’extrait liquide toutes les 2 à 3 heures, en se limitant à 5 prises par jour jusqu’à ce que les symptômes commencent à disparaitre.

Vous avez aussi l’astragale, dont plusieurs études ont confirmé son puissant effet immunostimulant15. On observe, par exemple, une activation des lymphocytes et des macrophages – soldats de l’immunité – et une augmentation de la puissance d’action des natural killers.

Le mieux est qu’il suffit d’une seule prise pour remarquer une amélioration de certaines réactions immunitaires durant les sept jours qui suivent17 ! En prévention, prendre 2 à 4 ml d’extrait liquide 3 fois dans une journée.

L’andrographis peut s’utiliser en alternance. C’est une plante immunostimulante et antimicrobienne. Un extrait d’Andrographis inhibe la croissance de plusieurs bactéries comme Escherichia coli, Staphylococcus aureus, ou Proteus vulgaris.

Vous avez aussi le maitake, surnommé « roi des champignons » en Asie, qui du fait de sa concentration en béta-glucanes, est un des champignons les plus puissants sur le plan de l’immunostimulation (prendre 1 g de Maïtaké séché deux à trois fois par jour)

Ou encore la griffe de chat, plante d’Amérique du Sud qui renforce le système immunitaire en stimulant les macrophages et combat les infections (4 à 6 gélules par jour, 5 jours sur 7).

Selon une étude publiée dans BMC Immunology, l’extrait d’huile d’eucalyptus contribuerait à la réponse immunitaire innée[17]. En cas de grippe, appliquer 6 gouttes d’huile essentielle d’Eucalyptus globulus directement sur le thorax en friction, jusqu’à 4 fois par jour.

Et pour finir, allons voir du côté de l’homéopahite, avec 3 remèdes intéressants :

  • Le Sérum de Yersin, beaucoup utilisé dans les formes de grippes pulmonaires. La yersiniose, « toxique » dont est issu le sérum est une maladie qui donne des problèmes pulmonaires importants, relativement proches de ceux de l’aggravation du Covid-19
  • La thymuline est obtenu grâce à des extraits de thymus, là où se fabriquent les lymphocytes, qui sont les organismes de défense contre les virus. Ce médicament va donc stimuler la fonction de fabrication des lymphocytes et renforcer votre immunité.
  • Le sulfur iodatum est beaucoup utilisé l’hiver pour des gens qui ont une très grande sensibilité aux infections virales. Ce sont des gens qui vont attraper plus facilement des virus que d’autres ou qui vont attraper plus facilement des rhinopharyngites, des petites bronchites, etc. Sulfur iod est aussi un excellent médicament de l’inflammation pulmonaire, qui est quand même un facteur aggravant du Covid. Il sera donc un allié utile contre le virus.

On peut prendre ce trio en alternance 1 semaine sur 3, selon la posologie suivante, pendant tout l’hiver :

  • 1ère semaine : 1 dose de Sérum de Yersin 9CH
  • 2ème semaine : 1 dose de Thymuline en 9 Ch
  • 3ème semaine : 1 dose Sulfur iodatum en 9 CH

Voilà pour les sélectionnés de la « fine équipe naturelle » contre les infections.

Bien sûr il y en a aussi beaucoup d’autres : le plantain, le bouillon blanc, l’erysimum l’eucalyptus, le grindélia, etc. Et si vous voulez en savoir plus sur les trésors de la phytothérapie, rendez-vous ici pour découvrir mon livre « Les 65 fantastiques ».

Plus de 15 000 lecteurs se sont déjà passionnés pour ce livre, et devant l’hiver très, très compliqué qui nous attend, j’ai décidé d’offrir ce livre en cadeau aux personnes qui en feront la demande encore aujourd’hui (offre limitée à aujourd’hui seulement, tous les détails ici).

Santé !

Gabriel Combris

 

[1] https://www.passeportsante.net/fr/Solutions/PlantesSupplements/Fiche.aspx?doc=ginkgo_biloba_ps

[2] Bentolhoda Kolahkaj and Fatemeh Zargar, Effect of Mindfulness-Based Stress Reduction on Anxiety, Depression and Stress in Women With Multiple Sclerosis, Nurs Midwifery Stud. 2015 Dec; 4(4): e29655.

[3] Stefan G. Hofmann, Alice T. Sawyer, Ashley A. Witt, and Diana Oh, The Effect of Mindfulness-Based Therapy on Anxiety and Depression: A Meta-Analytic Review, J Consult Clin Psychol. Author manuscript; available in PMC 2010 Apr 1.

[4] Keshav Thakur, Meditation effects on cognitive function and cerebral blood flow in subjects with memory loss: a preliminary study, Ann Neurosci. 2012 Apr; 19(2): 81.

[5]https://www.researchgate.net/publication/259110014_Is_silence_golden_Effects_of_auditory_stimuli_and_their_absence_on_adult_hippocampal_neurogenesis

[6] https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC1860846/

[7] Medscape, voir article 3388747

[8] Urashima M, Segawa T, Okazaki M, Kurihara M, Wada Y, Ida H. Randomized trial of vitamin D supplementation to prevent seasonal influenza A in schoolchildren. Am J Clin Nutr. 2010 May;91(5):1255-60.

[9] Shaman J, Pitzer VE, Viboud C, Grenfell BT, Lipsitch M. Absolute humidity and the seasonal onset of influenza in the continental United States. PLoS Biol. 2010 Feb 23;8(2):e1000316.

[10] Livret de l’Académie de Nutrithérapie, « Voilà comment éviter toutes les maladies hivernales », 2019.

[11] Matsumoto K, Yamada H, Takuma N, Niino H, Sagesaka YM. Effects of green tea catechins and theanine on preventing influenza infection among healthcare workers: a randomized controlled trial. BMC Complement Altern Med. 2011 Feb 21;11:15.

[12] Rerksuppaphol S, Rerksuppaphol L. A randomized controlled trial of chelated zinc for prevention of the common cold in Thai school children. Paediatr Int Child Health. 2013 Aug;33(3):145-50.

[13] http://www.ema.europa.eu/docs/en_GB/document_library/Herbal_-_HMPC_assessment_report/2015/04/WC500185435.pdf

[14] A réserver aux enfants de plus de 12 ans.

[15] Matkovic Z, Zivkovic V, Korica M, Plavec D, Pecanic S, Tudoric N. Efficacy and safety of Astragalus membranaceus in the treatment of patients with seasonal allergic rhinitis. Phytother Res. 2010 Feb; 24(2):175-81.

[16] Brush J1, Mendenhall E, Guggenheim A, Chan T, Connelly E, Soumyanath A, Buresh R, Barrett R, Zwickey H. The effect of Echinacea purpurea, Astragalus membranaceus and Glycyrrhiza glabra on CD69 expression and immune cell activation in humans. Phytother Res. 2006 Aug;20(8):687-95.

[17] http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC2374764/