Chère lectrice, cher lecteur,

Sur cette photo, vous voyez une plante originaire d’Asie, l’Huperzia serrata,

qui a montré des résultats extrêmement prometteurs pour renforcer la mémoire en cas de troubles cognitifs, sans aucun effet secondaire :

Sur cette deuxième photo, vous voyez des médicaments chimiques qui n’ont montré aucun bénéfice sur les troubles de la mémoire, avec toutefois des risques d’effets secondaires importants (digestifs, crises d’angoisse crampes, rhinites, etc.) :

A votre avis, entre ces deux options, quelle est celle que l’on a massivement conseillée aux malades souffrant de troubles de la mémoire ?

Pas les médicaments qui ne servent à rien, quand même ?

Et bien si, bingo !

C’est l’histoire insensée, et pourtant bien réelle, révélée par le Pr Olivier Saint-Jean[1], qui dirige le service de gériatrie de l’Hôpital européen Georges-Pompidou.

Tout a commencé à la fin des années 70 avec la découverte d’un lien entre les difficultés de mémorisation et la diminution du taux d’acétycholine, un neurotransmetteur impliqué dans la mémoire et l’apprentissage.

« On a imaginé augmenter la disponibilité de ce neurotransmetteur dans le cerveau en reprenant un vieux médicament des années 40, utilisé en anesthésie, la tacrine », explique le médecin.

Trois tests seront organisés à partir de 1985.

« Les deux premiers ont été bien menés et catégoriques : aucun bénéfice ! ».

« Quant au dernier, il a été réalisé en Californie sur seulement 17 malades, avec une méthodologie douteuse et bâclée, et les résultats annoncés étaient spectaculaires. Aujourd’hui, on sait que les données ont été truquées »

Et c’est donc sur la base de ces données truquées que les médecins se sont mis à distribuer ces médicaments à la pelle : dans les années 2000, près de 40 % des malades se retrouvent ainsi avec une prescription pour l’un ou l’autre de ces 4 médicaments…qui ne servent tellement à rien qu’ils finiront même par être déremboursés en 2018.

Alors, si encore ce choix avait été fait « faute de mieux »…

Faute d’avoir sous la main une autre solution…

Mais ce n’est pas le cas.

Pourquoi il vaut mieux donner un pourboire au livreur…

 

La médecine traditionnelle chinoise avait depuis des siècles dans sa pharmacopée un remède baptisé « Qian Ceng Ta », utilisé en particulier pour combattre l’inflammation.

A partir des années 1980, des scientifiques chinois ont découvert que cette plante, l’huperzia serrata, était capable d’améliorer la mémoire à court terme autant que la capacité à traiter de nouvelles informations, grâce à l’action de son principe actif, l’huperzine A : 

« Cet alcaloïde augmente la force et la vitesse des neurones de votre cerveau.

Imaginez que ces neurones sont de petits livreurs … apportant des messages à vos bras, vos jambes et même votre cœur … et leur disant quoi faire.

Alors que votre cerveau se rétrécit, ces livreurs ralentissent – et ils ne peuvent pas envoyer de messages aussi rapidement qu’auparavant.

L’Huperzine « accélère » le rythme de ces livreurs en stimulant un neurotransmetteur appelé acétylcholine.

Exactement ce qu’essaient de faire les médicaments chimiques, sans y arriver vraiment et avec les risques d’effets secondaires que nous avons vus.

Aujourd’hui, la conclusion des scientifiques chinois est formelle : l’huperzine A permet une meilleure autonomie des malades d’Alzheimer et améliore leur mémoire[2], avec moins d’effets secondaires que les médicaments actuels. La dose recommandée est de 50 à 200 µg par jour.

La réponse des autorités est affligeante…Mais il y a une autre voie. 

 

Une autre alternative connue est le ginkgo biloba.

On sait depuis des années que cet arbre extraordinaire a la capacité de renforcer la mémoire (c’est d’ailleurs l’un des traitements naturels contre Alzheimer le plus utilisé en Allemagne).

Aujourd’hui, il est prouvé scientifiquement que le ginkgo est au moins aussi efficace contre Alzheimer que le médicament qui a longtemps été le plus prescrit avant d’être déremboursé pour cause d’inefficacité : l’Aricept.

Là non plus, le gingko n’a pas le moindre effet toxique connu (il faut simplement faire attention en cas de problème de coagulation, car le ginkgo a pour effet de fluidifier le sang).

On pourrait encore citer la vitamine E : dans une étude sur plus de 560 patients atteints d’une forme modérée d’Alzheimer[3], le groupe qui a reçu 2 000 unités par jour de vitamine E (alpha-tocopherol), a bénéficié d’un ralentissement de la maladie de 20 % (soit 6 mois supplémentaire d’autonomie, sur une période de deux ans et demi) alors que le groupe qui avait reçu un médicament (mémantine) n’a connu aucune amélioration.

Ne serait-il pas préférable de prescrire l’une ou l’autre de ces remèdes naturels, inoffensifs ET efficaces, plutôt que des médicaments sans intérêt thérapeutique et dangereux ?

A cette question, les autorités ont choisi de répondre « NON »…

On voit avec quel résultat…

Mais si Alzheimer vous inquiète ou si vous avez autour de vous des personnes concernées, vous devez savoir qu’il est possible de renverser la table.

Refuser la fatalité d’Alzheimer, ce n’est pas un déni de réalité.

C’est le point de départ des thérapies qui ont rendu possibles les plus incroyables des guérisons

Santé !

Gabriel Combris. 

Sources :

[1] http://www.liberation.fr/france/2016/10/19/alzheimer-les-produits-prescrits-ne-sont-pas-utiles_1523050

[2] Shu-huai Xing, Chun-xiao Zhu, Rui Zhang, Li An. Huperzine A in the Treatment of Alzheimer’s Disease and Vascular Dementia: A Meta-Analysis. Evidence-Based Complementary and Alternative Medicine Volume 2014 (2014), Article ID 363985.

[3] La Fata G, Weber P, & Mohajeri MH (2014). Effects of Vitamin E on Cognitive Performance during Ageing and in Alzheimer’s Disease. Nutrients. 6:5453-547