Chers lecteurs,
La semaine dernière, l’Assemblée Nationale a adopté la loi légalisant le suicide assisté et l’euthanasie.
On ne sait pas encore exactement ce que sera le texte final, qui peut encore changer lors de sa relecture au Sénat, mais en l’état, on peut souligner à quel point il s’agit d’un renoncement absolu à soigner.
Une tendance déjà observée pendant le covid, où là aussi, face au virus, on a choisi de confiner, d’isoler, de mettre à l’écart (« rentrez-chez vous, prenez du Doliprane », « Pas de Noël avec papi, mamie ») plutôt que de soigner.
Et les médecins qui ont refusé d’abdiquer le soin ont été lourdement sanctionnés.
Mais dans le fond, n’est-ce pas exactement ce qui se passe avec des maladies comme Alzheimer ou plus généralement face à la douleur chronique ?
Le système médical « accompagne », « maintient le lien avec le patient », mais il ne soigne pas quand il se contente de distribuer des médicaments dont tout le monde sait qu’ils ne servent pas vraiment, ou pas du tout.
Quel échec !
Comment peut-on espérer guérir si déjà, on renonce à soigner ?
JE SERAIS MORT SI…
Pour essayer de répondre à cette question difficile, je voudrais vous proposer le témoignage de Florian, un trentenaire qui souffre de bipolarité1 :
« Je m’appelle Florian. Je suis bipolaire, mais heureux de vivre. Je suis rétabli dans ma tête et guéri dans mon cœur. J’alerte aujourd’hui sur le projet de loi sur l’aide à mourir. »
« Car je serais probablement mort aujourd’hui si la loi sur le droit à l’aide à mourir avait été votée à l’époque où mes crises étaient incessantes. »
« A l’âge de 20 ans, après un voyage à Calcutta en Inde dans les mouroirs de Mère Térésa, j’ai fait une première crise bipolaire violente et imprévisible. »
« Les médecins et mon entourage semblent alors impuissants. Je côtoie les hôpitaux psychiatriques et mon traitement est lourd et sédatif. Je passe par des moments de profonde tristesse et d’euphories incontrôlables. Il faut en moyenne dix à douze ans et plusieurs médecins pour que la maladie soit enfin nommée, ce qui fut mon cas. La bipolarité m’a fait souffrir. »
« Mon état de vie actuel, stabilisé et paisible, me donne l’audace de vous interpeller. J’ose vous demander de rejeter ce projet de loi sur l’aide à mourir. Et de ne jamais inscrire dans le texte l’autorisation d’euthanasier les personnes atteintes de troubles psychiatriques ou de leur donner accès au suicide. »
« Il faut stopper les situations comme en Belgique, où cette femme de 24 ans, souffrant d’une dépression, a demandé à être euthanasiée. Une mort injuste. Tout comme cette femme, j’ai traversé ces moments de désespoir profond, qui m’auraient incité à mourir si j’en avais eu la possibilité. Je remercie nos responsables politiques de ne pas avoir fait passer cette loi dans le passé, car je me serais sûrement suicidé par injection et sous la vigilance de l’Etat.
« A 25 ans, on m’aurait alors amputé à jamais du bonheur dans lequel je suis aujourd’hui. Celui d’avoir une femme, une fille merveilleuse, des amis et un boulot stable ».
« 20% des personnes atteintes de bipolarité se suicident par leurs propres moyens chaque année, et c’est beaucoup trop. »
« Or, une voie vers l’apaisement et le soin existe. Le risque de rechute s’éloigne avec le temps. Il est possible de se soigner durablement. Voilà six ans que je suis stabilisé, rétabli dans ma tête, et guéri dans mon cœur. »
« L’euthanasie nous ôte l’espérance et nous tend la main vers le désespoir. Le suicide assisté, déguisé sous ce terme d’«aide à mourir», signe une incohérence terrible avec la lutte contre le suicide. »
« Et si j’avais eu le droit de me suicider, ma vie aurait-elle été soulagée, alors qu’un avenir était réellement possible ? »
Ce qui a rendu possible le chemin de guérison de Florian, c’est le soin.
« Simplement » le soin.
Gabriel Combris
Sources :
[1] https://www.och.fr/fin-de-vie-le-cri-dalarme-de-florian-bipolaire-adresse-aux-deputes/
C’est une question difficile à répondre car cela dépend de la situation dans laquelle la personne se trouve. Il y a malheureusement des de santé santé ou aucun traitement permet de soigner et plutôt que souffrir je pense que « Réaction différente selon les personnes peut justifier le recours `l’eutanasie »
Je suis d’accord .
votre avis doit dépendre des circonstances, si vous etes en présence de malades extremement douloureux
il faur répondre à leur demande , les laisser souffrir sans répondre à leur demande est indigne d’un etre humain
soignat ou pas soignat .
cette loi est une infamie le droit de tuer c-est la fin de la civilisation c’est contraire à la spiritualité et même à la dignité humaine